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Le blog présente la presse et l’actualité de NOLWENN FALIGOT ainsi qu’une série exclusive d’articles avec un point de vue singulier sur la mode, l’art et la culture ; en Bretagne, dans les Pays Celtes et au-delà.

Ouvrage - “Habits de travail, Du labeur à la mode”

En novembre 2022, paraissait un très bel ouvrage : “Habits de travail, Du labeur à la mode” de Pascal Aumasson.

Dans ce livre on parle de NOLWENN FALIGOT et notamment de la capuche que l'on retrouve d'ailleurs aussi en couverture…


Couverture du livre "Habits de travail, du labeur à la mode" de Pascal Aumasson avec la capuche NOLWENN FALIGOT (Photo: Charlaine Croguennec)

Ci-dessous un extrait de l'article d'Axel Perret, sur France Bleu accompagnant l'émission "Fier de ma Bretagne" avec Pascal Aumasson où il mentionne également les créations NOLWENN FALIGOT (à écouter en podcast) : "Pascal Aumasson, spécialiste des habits de travail en Bretagne " :


Marché aux chiffons dans le Finistère, Jean Baptiste Jules Trayer, 1886. Collection Musée des beaux-arts de Quimper.

"Observateur des cultures populaires, Pascal Aumasson a été conservateur de lieux culturels pendant 35 ans en Bretagne, au musée de Saint-Brieuc (1991), au port-musée de Douarnenez (2002), au musée de Bretagne à Rennes (2009) ou aux Beaux-arts de Brest (2013). Auteur notamment de "Kabig, Le destin d'un habit de grèves", "Les peintres de Pont-Aven et les Nabis", "Seiz Breur, pour un art moderne en bretagne" ou "Savina - Le Corbusier, De l'art celtique à la sculpture moderne", il vient de publier en novembre 2022 "Habits de travail, Du labeur à la mode" chez Coop Breizh.


Ensemble de travail, Pays pagan, Guissény, Kerlouan, Plounéour-trez, Brignogan (1890-1910), photo Charles Fréger, 2014. Collections Musée de Bretagne

Au départ l'habit de travail, comme l'explique Pascal Aumasson dans son livre, s'impose comme un habit de protection, de survie parfois, comme le ciré réalisé pour les marins à partir de tissu de voiles traité à l’huile de lin, puis industrialisé par Guy Cotten. Ou encore la combinaison des ouvrières de la poudrerie de Pont-de-Buis. Et cet habit se mérite, parfois sur ses propres deniers, avant que les entreprises ne les fournissent aux employés, jusqu'à les rendre obligatoires. L'habit de travail devient alors uniforme ou habit de mode et un signe de reconnaissance des métiers, des corporations.




Dans "Habits de travail, Du labeur à la mode" enrichi de photos anciennes et contemporaines, Pascal Aumasson montre comment les habits de travail en Bretagne son rentrés dans nos esprits comme symboles identitaires de la région : les sabots de bois, le ciré des marins, la marinière, le kabig des pêcheurs de grève, la vareuse ou le bleu des ouvriers de l'Arsenal.


Sardinières travaillant dans un atelier de friture à Douarnenez. Photo Paul Gruyer, début du XXe siècle. Collection Musée de Bretagne
Tenue des ouvrières de la poudrerie de Pont-de-Buis. Photo éditée en carte postale par Le Doaré, Châteaulin (1914-1918). Collection Musée de la carte postale - Baud (56)


Si l'auteur Pascal Aumasson n'aborde pas uniquement des habits typiquement bretons, comme le bleu de travail universel ou la blouse, il pointe la particularité de la Bretagne dans l'histoire des habits de labeur, véritable fleuron de l'économie avec ses ateliers de confection comme Le Mont-saint-Michel, Le Glazik, Dolmen, Armor-lux (à l'origine les Bonneteries d'Armor), Guy Cotten ou les ateliers de tailleurs du "gris de fatigue" de l'arsenal de Brest, un bleu de travail enfilé par dessus le bleu pour les tâches sales et qui devenait très vite gris à cause de la crasse.


De fait, la mode fera sortir le vêtement utilitaire de son premier usage pour en faire ensuite un habit presqu'identitaire : Le kab-aod (la cape de mer), habit des pêcheurs de grève dans le Léon, devenu kabig et industrialisé par le Minor, est un bel exemple de vêtement que se sont approprié les écoliers des années 60, puis les Bretons plus largement et les touristes.



Les artistes et les stylistes enfin s'empareront des codes de l'habit de travail pour leurs créations, comme la Finistérienne Nolwenn Faligot avec ses marinières ou ses vestes à capuche inspirées du kalaboussen, passe-montagne des goémoniers et paysans du pays Pagan."


Extrait p174 "La transmission par la mode" Le Mont Saint-Michel, Breizh Mod et Bleuenn Seveno, Le Minor... ©Pascal Aumasson
Passage sur le Kalaboussen, inspiration des capuches NOLWENN FALIGOT, page 114 ©Pascal Aumasson


Extrait du livre (p173) : "La transmission par la mode : Bleuenn Seveno, Nolwenn Faligot, Owen Poho, la veste Palam


Première évidence : La vieille conception utilitariste du vêtement de travail ne répond plus aux mentalités d'aujourd'hui, qui, au contraire, le considèrent comme un objet mode. Revisité par des créateurs, il est même devenu tendance dans la garde-robe d'aujourd'hui.

Des motivations locales conférant à cette tendance une couleur singulière se rencontrent-elles en Bretagne ?..."


Extrait p175 : passage sur NOLWENN FALIGOT et ses capuches. Photo Charlaine Croguennec ©Pascal Aumasson

Extrait du livre (p175-176) sur NOLWENN FALIGOT :


"L'inspiration de la créatrice de mode Nolwenn Faligot s'apparente aux émotions de Bleuenn Seveno, mais ses manières de procéder s'en distinguent sensiblement. C'est à travers des boutiques éphémères (Stal Dibad), le financement participatif, l'e-commerce et une grande faveur pour les vêtements durables qu'elle entends exprimer "l'âme bretonne". Son investissement créatif tourné principalement vers les femmes donne des vêtements osés, différents, confortables et fonctionnels.





Leurs formes évoquent volontiers des pièces vestimentaires anciennes : la capuche amovible, pouvant être rangée dans un sac et portée en cas de pluie, s'inspire du kalaboussen (voir page 113) du Pays pagan, ce passe-montagne des goémoniers du début du XXe siècle les protégeant des pluies, du vente et des embruns. Réversible et conçue en deux coloris (beige sarrasin et bleu marine), elle est fabriquée dans un coton biologique déperlant.


Le travail d'Owen Poho et son Kab an Aod, confectionné par Dolmen à Guingamp, spécialisée dans la confection de vêtements de travail depuis 1922. Photo Claude Le Bihan / Odivi. ©Pascal Aumasson

Son attention pour l'économie durable l'amène à privilégier des textiles certifiés. Dans la confections de ses pantalons à pont, de ses vestes vareuses, de ses marinières, de ses tee-shirts rayés, son sentiment pour la Bretagne la conduit à avantager des couleurs suggestives, des glaz ces bleu-vert-gris typiques, des oranges lichen. De même, les coupes avec des fronces rappellent celles des costumes traditionnels. Toutefois, elle considère que la reconnaissance régionale n'est pas indispensable et que le style d'un vêtement dispose d'une totale autonomie pour séduire.






Dans ces créations Nolwenn Faligot utilise souvent des chutes de textiles inutilisés ce qu'elle doit à son lien avec l'entreprise Armor-lux qui lui a donné accès à ses stocks dormants des tissus, avec lesquelles elle a pu entreprendre des séries limitées de dix à vingt modèles..."


Pascal Aumasson nous offre ici un très bel ouvrage qui met en avant un aspect souvent sous-estimé du patrimoine vestimentaire breton au profit du vestiaire de cérémonie...


Un livre à découvrir absolument...


Ci dessus, un autre passage radio sur RCF Radio

où Pascal Aumasson mentionne NOLWENN FALIGOT



Avec les photos de Charlaine Croguennec pour NOLWENN FALIGOT

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